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Les grands comédiens d’aujourd’hui

Christopher Plummer | Maggie Smith | Alla Demidova | Bruno Ganz | Ludmila Mikaël |
Philippe Caubère | Fiona Shaw| Kenneth Branagh | Martin Wüttke | Valérie Dréville |

Christopher Plummer (1929)

© Archives nationales du Canada, photographe inconnu
Christopher Plummer dans La Ménagerie de verre de Tennessee Williams, Canadian Theatre Repertory (Ottawa), 1950. Aussi présentes sur la photo : Amelia Hall et Janet Fehm.

Titre : La Ménagerie de verre

Auteur : Tennessee Williams

Production : Canadian Theatre Repertory, Ottawa, 1950.

Christopher Plummer est né à Toronto. À la suite du divorce de ses parents, il grandit à Montréal dans un milieu cultivé où il prend rapidement contact avec les arts de la scène. La Canadian Repertory Theatre d’Ottawa lui donne son premier engagement professionnel en 1950. Après un passage remarqué aux États-Unis, le Festival de Stratford l’invite en 1956 à tenir le rôle titre d’Henry V de Shakespeare. À la suite de ce succès s’ouvre une décennie de collaboration où l’acteur incarne plusieurs figures masculines du théâtre shakespearien comme Hamlet (1957) ou Macbeth (1962). Il joue par la suite sur les scènes du National Theatre, de la Royal Shakespeare Company et dans plusieurs festivals. Il participe à de nombreuses productions télévisées et entreprend ses débuts au cinéma dans Stage Struck de Sydney Lumet en 1957. Si sa carrière au théâtre s’avère colossale, le comédien est connu internationalement grâce à la centaine de films auxquels il a pris part. Son interprétation du baron von Trapp dans The Sound of Music (1965) a marqué plusieurs générations. En 2002, pour les cinquante ans du Festival de Stratford, il a interprété le rôle-titre dans Le Roi Lear.

Sur Christopher Plummer (en anglais) :

Avec Christopher Plummer, au club vidéo :

  • Georg von Trapp dans La Mélodie du bonheur (The Sound of Music, 1965), Robert Wise, 174 min.
  • David dans Ararat (2002), Atom Egoyan, 115 min.

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Maggie Smith (1934)

Née à Ilford, dans la région d’Essex, l’actrice britannique Maggie Smith acquiert sa formation à la prestigieuse Oxford Playhouse School à la fin des années quarante. Elle entreprend très tôt sa carrière au sein de diverses troupes locales et obtient son premier rôle professionnel dans La Nuit des rois (1952) de Shakespeare. Membre du National Theatre à compter de 1963, elle y partage l'affiche avec Laurence Olivier dans Othello de Shakespeare. Elle interprète aussi les premiers rôles de Mademoiselle Julie de Strindberg, Hedda Gablerd d’Ibsen – sous la direction d’Ingmar Bergman – et De l’importance d’être constant d’Oscar Wilde. Le film policier Nowhere to go (1958) marque le début de son impressionnant parcours au cinéma. Véritable vedette, l’actrice côtoie rapidement les plus grands cinéastes internationaux. Elle continue pourtant à se produire dans les plus importantes salles de théâtre d’Angleterre et participe au Festival de Stratford (de 1976 à 1980). Parmi ses récentes apparitions au théâtre, nommons la création londonienne de Trois Femmes grandes (1994) d’Edward Albee. Au grand écran, elle incarne le professeur McGonagall dans les aventures d’Harry Potter. À soixante-dix ans, Maggie Smith mène avec énergie une dynamique carrière cinématographique, théâtrale et télévisuelle.

Au cinéma de répertoire, Maggie Smith joue :

  • Jean Brodie dans The Prime of Miss Jean Brodie (1969), Ronald Neame, 116 min.
  • Lady Myra dans The Last September (1999), Deborah Warner, 103 min.
  • Desdémone dans Othello (1965), Stuart Burge et John Dexter, 165 min.

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Alla Demidova (1936)

Alla Demidova

L’actrice russe Alla Demidova est l’une des plus grandes dames du théâtre de son époque. Depuis la fin des années soixante-dix, elle fait partie du Théâtre de la Taganka. Ce théâtre rebelle, fondé en 1964 par le metteur en scène de renommée internationale Iouri Lioubimov, a connu ses plus belles années entre 1960 et 1980. Au sein de cette compagnie, la comédienne devient une figure éminente de la pratique théâtrale contemporaine en Russie. Auteure de plusieurs livres sur son parcours et son savoir, elle enseigne également à l’Académie d’art dramatique de Moscou. Elle possède tout le bagage de la tradition russe et ses outils de jeu lui viennent de grands penseurs comme Stanislavski et Meyerhold. Comptant parmi les dernières actrices exploitant les méthodes théâtrales traditionnelles, on la considère comme un véritable trésor national. Des années cinquante aux années quatre-vingt-dix, elle apparaît dans une trentaine de longs-métrages russes, notamment dans une adaptation cinématographique de La Mouette (1970) de Tchekhov par Yuli Karasik. Parmi les autres metteurs en scène de théâtre qui l’ont employée, nommons Theodoros Terzopoulos qui la dirigea dans Hamlet de Shakespeare (2001). Toujours artistiquement active, Alla Demidova collabore, entre autres, à un festival mondial de théâtre : The World Theater Olympics.

Au cinéma de répertoire, Alla Demidova joue :

  • Yulia von Mekk dans Tchaikovski (1969), Igor Talankin, 157 min.
  • Lisa dans Le Miroir (Zerkalo, 1974), Andrei Tarkovski, 108 min.

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Bruno Ganz (1941)

© Ruth Walz
Bruno Ganz (à gauche) dans le rôle-titre du Faust de Goethe mis en scène par Peter Stein en 2000.

Titre : Faust

Auteur : Wolfgang Goethe

Mise en scène : Peter Stein

Décor: Ferdinand Wögerbauer (Faust I) - Stephan Mayer (Faust II)

Costumes Moidele Bickel.

L’acteur allemand d’origine suisse Bruno Ganz naît à Zurich, fait ses études d'art dramatique dans son pays natal et s’établit en Allemagne à la fin des années cinquante. Après son passage dans quelques troupes de Brême et Göttingen, le metteur en scène Peter Zadek lui confie le rôle-titre d’Hamlet (1964). Au début des années soixante-dix, il se lie au metteur en scène Peter Stein, avec qui il prend part à la fondation de la Schaubühne de Berlin. Au sein de cette institution respectée dans toute l’Europe, l’acteur dirigé par Stein et Klaus Michael Grüber devient rapidement le favori. Son immense talent lui permet de s'illustrer avec subtilité dans les rôles principaux du répertoire classique et moderne de langue allemande. Parmi les grandes réussites auxquelles il participe, mentionnons deux mises en scène de Peter Stein : Le Prince de Hombourg (1972) de Kleist et la création de La Trilogie du revoir (1978) de Botho Strauss. Il joue au cinéma à partir de 1975, mais tourne peu et choisit avec soin les imposants réalisateurs qui le dirigent. Avec son jeu d’une précision absolue et le romantisme mélancolique qu’il incarne, Bruno Ganz mérite le titre de plus grand acteur de sa génération.

Avec Bruno Ganz, au club vidéo :

  • Damiel dans Les Ailes du désir (Der Himmel über Berlin, 1987), Wim Wenders, 127 min.

Cinéma de répertoire :

  • Jonathan Harker dans Nosferatu : Fantôme de la nuit, (Nosferatu: Phantom der Nacht, 1978), Werner Herzog, 107 min.

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Ludmila Mikaël (1947)

Fille d’un peintre et d’une pianiste, Ludmila Mikaël reçoit son diplôme du Conservatoire national supérieur d'art dramatique en 1966, à Paris. Avec son interprétation du personnage d’Elvire dans le Dom Juan (1967) de Molière, elle entre à la Comédie-Française. Au sein de la troupe, elle interprétera les plus grands auteurs du répertoire – Claudel, Corneille, Racine, Goldoni – et sera dirigée par certaines des plus grandes figures de la mise en scène internationale : Terry Hands, Giorgio Strehler, Antoine Vitez et Klaus Michael Grüber ; elle a interprété pour ce dernier le rôle-titre de Bérénice (1984), interprétation Racinienne considérée comme l’une des plus importantes du siècle. Parallèlement à la scène, cette actrice française joue au cinéma dès 1966 dans Le Saut de Christian de Chalonge. Si la comédienne quitte la Comédie-Française en 1987, sa riche carrière théâtrale lui permet d’être appréciée dans des spectacles qui remportent beaucoup de succès comme Célimène et le Cardinal (1993) de Jacques Rampal mis en scène par Bernard Murat. Si le cinéma lui permet d’incarner des personnages contemporains, le théâtre demeure pour elle le lieu de prédilection du classicisme. L’actrice a d’ailleurs mis sa voix au service de plusieurs incontournables de la littérature en procédant à l’enregistrement de livres audio.

Avec Ludmilla Mikaël, au club vidéo :

  • Marie dans Vincent, François, Paul et les autres (1974), Claude Sautet, 113 min.

Cinéma de répertoire :

  • Françoise dans Le Cœur des hommes (2003), Marc Esposito, 107 min.

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Philippe Caubère (1950)

© Danièle Pierre
La Danse du diable , spectacle joué, conçu et mis en scène par Philippe Caubère, Caubère Production, Comédie Nouvelle (France), 1981.

Titre : La Danse du diable

Conception et mise en scène : Philippe Caubère

Production : Caubère Production, Comédie Nouvelle, 1981

Lumière : Roger Goffinet.

Né à Marseille, le comédien français Philippe Caubère débute au TEX (théâtre d’essai d’Aix-en-Provence) en 1968, et œuvre ensuite au sein du Théâtre du Soleil de 1971 à 1978. Sous la direction d’Ariane Mnouchkine, il joue dans les spectacles 1789 (1970-1971), 1793 (1972-1973) et L’Âge d’or (1975). En 1976, il commence la rédaction de ses Carnets d’un jeune homme, dont la totalité (1976-1981) paraîtra en 1999. Il incarne le rôle-titre dans le film Molière (1977) d’Ariane Mnouchkine. Il crée son premier spectacle solo, La Danse du diable au Festival d’Avignon en 1981. Deux ans plus tard, il entreprend l’élaboration d’un immense cycle théâtral d’inspiration autobiographique en onze épisodes intitulé Le Roman d’un acteur. Il tiendra lui-même le rôle principal de cette fresque dont la création s’étalera jusqu’en 1993. Ces spectacles, dont il présente une version intégrale à Avignon en 1993, donnent lieu à des livres, ainsi qu’à des films réalisés par Bernard Dartigues. Philippe Caubère conçoit toujours des spectacles ambitieux qui font valoir ses multiples talents. Figure forte et marginale de la pratique théâtrale française, l’acteur, auteur et metteur en scène mène une carrière aussi intègre que personnelle où il exploite la grande intensité de son jeu pour donner forme à des univers singuliers.

Sur Philippe Caubère :

De Philippe Caubère :

  • Carnets d’un jeune homme, Gallimard, Folio, 2003.

Avec Philippe Caubère, au club vidéo :

  • Joseph Pagnol dans La Gloire de mon père (1970), Yves Robert, 105 min.

Cinéma de répertoire

  • Rôle-titre dans Molière (1978), Ariane Mnouchkine, 260 min.

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Fiona Shaw (1958)

L’actrice britannique Fiona Shaw est née en Irlande dans la ville de Cork. Après avoir complété une licence de philosophie, elle s’inscrit à la Royal Academy of Dramatic Art. Ses études terminées, elle devient rapidement l’actrice fétiche de la metteure en scène Deborah Warner pour qui elle interprète les rôles titres de Richard II (1995) et Médée (2003). Ensemble, elles forment un surprenant tandem de créatrices dont les réalisations ne cessent de parcourir les festivals internationaux de théâtre. Sous la direction de Warner, ou encore sous celle de metteurs en scène importants tels Bob Wilson et Peter Wood, l’actrice interprète un nombre impressionnant de rôles, issus surtout de Shakespeare, mais aussi de Brecht, Ibsen et Euripide. Elle se produira notamment avec la Royal Shakespeare Company, le National Theatre, l’Old Vic Theatre et l’Abbey Theatre. Reconnue dans le monde entier pour ses interprétations enflammées des grands personnages du répertoire classique, ses compositions, souvent controversées, déclenchent de fortes réactions auprès de la presse et du public. Menant également une belle carrière au cinéma, elle apparaît en tante Pétunia dans les adaptations cinématographiques d’Harry Potter. On considère Fiona Shaw comme l’une des actrices les plus audacieuses de Grande-Bretagne.

Avec Fiona Shaw, au club vidéo :

  • Dr Eileen Cole dans My Left Foot v.f. (1989), Jim Sheridan, 98 min.
  • Mrs Nugent dans Le Garçon boucher (The Butcher Boy, 1997), Neil Jordan, 109 min.

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Kenneth Branagh (1960)

© Joe Cocks Studio Collection
Kenneth Branagh (à droite) dans le rôle-titre d'Henri V de William Shakespeare, Royal Shakespeare Company, 1984.

Titre : Henri V

Auteur : William Shakespeare

Production : Royal Shakespeare Company, 1984

Mise en scène : Adrian Noble

Scénographie : Bob Crowley

Éclairages : Robert Bryan.

Alors qu’il n’a que neuf ans, la famille de Kenneth Branagh, originaire de Belfast en Irlande du Nord, déménage en Angleterre pour éviter les conflits politiques. Dès l’adolescence, ce comédien britannique se tourne vers le théâtre. À dix-huit ans, il est reçu à la Royal Academy of Dramatic Art. Diplômé en 1982, il débute sur les planches londoniennes dans Another Country de Julian Mitchell, son premier rôle professionnel. Mais lorsqu’il tient à vingt-trois ans le rôle-titre d’Henry V (1984) pour la Royal Shakespeare Company, on le consacre comme l’un des acteurs les plus prometteurs de sa génération. Il crée en 1987 la Renaissance Theatre Company. Ses mises en scène et interprétations de Shakespeare plaisent aux critiques qui font de lui un nouveau Laurence Olivier. À compter de 1989, l’acteur devient réalisateur, principalement en adaptant l’œuvre de Shakespeare au grand écran. Il alterne ainsi les succès au box-office et les rôles sur scène. En 2002, il incarne le professeur Gilderoy Lockhart dans le second volet des aventures d’Harry Potter. Depuis quelques années Kenneth Branagh délaisse le théâtre et la réalisation pour se consacrer presque exclusivement au métier d'acteur de cinéma.

Sur Kenneth Branagh :

Avec Kenneth Branagh, au club vidéo :

      • Rôle-titre dans Hamlet (1996), Kenneth Branagh, 242 min.
      • Rôle-titre dans Frankenstein (1994), Kenneth Branagh, 123 min.
      • Le seigneur Bénédick dans Beaucoup de bruit pour rien (Much Ado about Nothing, 1993), Kenneth Branagh, 1993, 11 min.

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Martin Wüttke (1962)

© Matthias Horn
Martin Wuttke (à gauche) dans La Résistible Ascension d'Arturo Ui de Bertolt Brecht, Berliner Ensemble (Allemagne), 1995. Aussi présent sur la photo : Michael Gwisdek.

Titre : La Résistible Ascension d'Arturo Ui

Auteur : Bertolt Brecht

Production : Berliner Ensemble, Allemagne, 1995

Mise en scène : Heiner Müller

Décors et costumes : Hans Joachim Schlicker.

 

L’acteur allemand Martin Wüttke est né à Gelsenkirchen. Son talent, et non son passé de rocker, a fait de lui la vedette de la scène théâtrale berlinoise qu’il devient à vingt-trois ans, alors qu’il campe Hamlet au Schauspielhaus de Frankfort. Depuis, il a été dirigé sur les plus importants plateaux d’Allemagne par les metteurs en scène incontournables de notre époque ; parmi eux, Bob Wilson, Heiner Müller et Frank Castorf. Il a interprété les rôles principaux des œuvres de Büchner, Brecht, Müller, Goethe, Schiller et bien d’autres. Il a jusqu’ici exercé son métier au sein d’une quinzaine de compagnies et festivals en Allemagne dont les plus connues sont le Berliner Ensemble et la Volksbühne am Rosa-Luxemburg-Platz. S’il agit le plus souvent à titre d’acteur, il lui arrive aussi de revêtir les habits du metteur en scène comme il l’a fait pour Les Perses d’Eschyle (2003). L’ampleur des productions auxquelles il participe et la renommée des metteurs en scène qui le choisissent lui permettent de jouer dans le monde entier. Il prend part à de nombreux tournages pour la télévision et le cinéma. Cumulant les engagements à un rythme effréné, Martin Wüttke semble actuellement au sommet de sa carrière.

Cinéma de répertoire, Martin Wüttke joue :

  • Erwin Hull dans The Legend of Rita (Die Stille nach dem Schuß, 2000), Volker Schlöndorff, 103 min.
  • Joe dans Buster’s Bedroom (1991), Rebecca Horn, 104 min.

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Valérie Dréville

© Pascal Victor
Valérie Dréville dans Quelqu'un va venir de Jon Fosse au Théâtre Nanterre-Amandiers (France), 2003. Aussi présent sur la photo : Marcial di Fonzo Bo.

Titre : Quelqu'un va venir

Auteur : Jon Fosse

Production : Théâtre Nanterre-Amandiers, 2003

Mise en scène : Claude Régy

Scénographie : Daniel Jeanneteau

Lumières : Dominique Bruguière

Costumes : Ann Williams.

La comédienne française Valérie Dréville a été formée par le metteur en scène Antoine Vitez à l’École de Chaillot, ainsi qu’au Conservatoire national supérieur d’Art dramatique dans les classes de Claude Régy et Daniel Mesguich. Elle débute sa carrière en jouant notamment sous la direction de Vitez au Théâtre national de Chaillot dans Électre (1986) de Sophocle, Le Soulier de satin (1987) de Paul Claudel et La Vie de Galilée (1990) de Brecht. Engagée à la Comédie-Française en tant que pensionnaire en 1989, elle y reste pendant quatre saisons. Son dialogue artistique avec Anatoli Vassiliev débute à cette même époque. Elle prend part à sa fameuse création du Bal masqué (1992) de Lermontov; depuis cette rencontre, elle se rend régulièrement à Moscou pour des séjours où elle poursuit son apprentissage auprès du pédagogue russe. Toujours en collaboration assidue avec Vassiliev, elle a interprété le personnage-titre de Médée-Matériau (2002) de Heiner Müller au Festival d’Avignon. On l’a vue dans Pièces de guerre (1995) d’Edward Bond et récemment, Claude Régy la dirigeait dans Variations sur la mort (2003) de Jon Fosse au Théâtre de la Colline.

Avec Valérie Dréville, au club vidéo :

  • Pauline Kasser dans Les Confessions du Docteur Sachs (1999), Michel Deville, 107 min.

Cinéma de répertoire :

  • Nathalie dans La Sentinelle (1992), Arnaud Desplechin, 139 min.

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